Mycoses et Flore vaginale

Article suggéré par Murielle de la Joyeuse du Comptoir et réalisé par Sophie Padostaud.

TOUT savoir sur la mycose vaginale.

Heureuse est celle qui n’eut jamais la chrysalide flanquée d’un prurit violent dû à une Mycose vaginale.

Pire que la piqûre de moustique, de l’araignée, de la guêpe, pire que l’urticaire, que l’allergie, que l’eczéma (pas eu la varicelle), il y a l’excès de Candida Albican, le muguet vaginal, la candidose, la vaginite à levure  bref, la Mycose !

Certaines ne la connaissent pas ou peu et d’autres en sont la victime chronique.

Lorsqu’elle est dite à répétition, elle peut très sérieusement s’immiscer dans la vie d’une femme. La sexualité devient très compliquée et le quotidien en est douloureusement entaché, allant parfois jusqu’à induire des symptômes de déprime.

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Par ailleurs, quel que soit notre terrain, pour la plupart d’entre nous, la honte est le sentiment prédominant lorsque les symptômes commencent. Le phénomène s’aggravant à l’annonce du diagnostique: c’est un champignon, une mycose. On se sent sale, autant dans la culotte que face au monde et le sujet est parfois très dur à aborder (notamment dans un couple et à fortiori en début de relation.).

Je vous mets à l’aise tout de suite, la mycose vaginale est généralement plutôt dû à un excès d’hygiène que l’inverse.

Il est rare de trouver UN professionnel (bien qu’ils existent), voire même un site, qui nous explique TOUT ce qu’il y a à savoir sur le thème: l’équilibre subtil du vagin, qu’est ce qu’une mycose, d’où ça vient, les traitements et la prévention…

Cet article est né d’un constat fait autour de moi : on entend plein de choses sur le sujet mais on en sait peu et les femmes connaissent très mal l’univers qui existe entre leurs jambes (par voie de conséquence les hommes aussi évidement !) Et attention, je ne parle même pas de sexualité, je parle de bactéries, de pH, de Levure, de champignons, de flore.

Pour celles qui ont actuellement une mycose vaginale ou qui son sujettes aux vaginites fongiques à répétition, voilà tout ce qu’il y a à savoir sur le sujet.

Les filles, mieux vaut bien connaitre son ennemi !

Et pour celles qui n’ont pas de problème de champignon, je vous conseille de lire à titre informatif, il s’agit de vote sexe. A vous de juger si vous le saviez…


Au programme:

Vaginite, vaginose, quelle est la différence ?

Qu’est ce qu’une mycose ?

Infection et mycose, le pH c’est la clé !

Tout sur la flore vaginale

Aller un peu plus loin : comment ça marche ?

Qu’est ce que le déséquilibre la flore :

-facteurs hormonaux

-facteurs externes

-facteurs pathologiques

-facteurs psychologiques

Diagnostique

Traitements

Prévention et guérison


Vaginite, vaginose quelle est la différence ?

La vaginose est une infection vaginale. Lorsqu’elle est accompagnée de syptômes (démangeaisons, pertes, prurit..) on l’appelle vaginite.

Il existe différents types de vaginites que l’on classe selon les micro-organismes responsables de l’infection :

Vaginite Parasitaire (généralement une MST. Infection causée par un organisme appelé Trichonomas)

Vaginite fongique (causée par des Candidas, et qui nous concerne particulièrement dans cet article)

– Vaginite/vaginose bactérienne (causée par l’invasion de bactéries +  le dérèglement de la flore vaginale. Voir plus bas)

– Vaginite mixte (plusieurs de ces facteurs en cause)

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Qu’est ce qu’une mycose ?

La mycose est un champignon constitué donc de ce que l’on appelle levures. Il existe des levures présentent dans notre vagin en permanence. Elles constituent une partie de ce que l’on appelle la flore vaginale et nous protègent des attaques extérieures. Ces petits organismes vivants sont là pour nous protéger MAIS dans certains cas -que j’explique plus bas- certaines levures (généralement les candidas albicans) vont envahir le système et nous pourrir l’aventure.

Résumé : c’est l’invité qui tout à coup décide de s’incruster et de ramener tous ses amis : c’est le débordement.

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Infections et mycoses, le pH c’est la clé !

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Le pH normal du vagin est acide : pH 4

Lorsque pour une raison ou une autre, le milieu s’acidifie beaucoup (pH en dessous de 4) ou que la flore (voir plus bas) disparait, certaines levures comme le Candida Albican, prolifèrent et envahissent l’environnement, c’est la mycose !

Il faudra donc rendre le milieu plus alcalin.
Mais pas trop !
Car à l’inverse, lorsque le milieu devient plus alcalin (plus que 4,5) la flore habituelle est en envahie par des bactéries infectieuses désormais capables de se développer. Et là, c’est la vaginose bactérienne.
Quand on vous dit que c’est un équilibre subtil !

En résumé, s’il n’y avait qu’un truc à savoir !

pH = L’équilibre du vagin

– En temps de paix, le pH du milieu vaginal est généralement autour de 4 (hors règles où il augmente un peu)

– En cas d’infection bactérienne (Vaginose bactérienne ou vaginite parasitaire), il est au dessus de 4,5.

– Dans notre cas, celui de la vaginite à levure, il est en dessous de 4.

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 Tout sur La flore Vaginale

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Le vagin est une entrée – une ouverture pour certaines – et par conséquent, il est sujet à des visites, des intrusions, voire des agressions. Certes, l’entrée est protégée par la culotte, l’implantation caplio-forestière que vous aurez choisie (cf l’article sur le maillot) et les quatre lèvres, mais rien n’interdit totalement l’entrée à des voyageurs microscopiques.

Il y a donc a l’intérieur de notre vagin tout un micro organisme vivant des levures appelé Flore de Döderlein. Cette dernière nous protège des agressions bactériennes et autres. Elle est composée d’une a plusieurs espèces de lactobacilles.

Les lactobacilles sont un type de bactéries appelées ainsi parce qu’elles transforment différentes formes de sucres (présents dans la muqueuse vaginale) en acide lactique, ce qui a pour effet d’acidifier le milieu vaginal (et donc de diminuer la prolifération des mauvaises bactéries qui ne supportent pas le milieu acide).

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 Aller un peu plus loin : comment ça marche ?

Pour les plus scientifiques, les différentes fonctions de la flore de Döderlein:

– Action bactériostatique: Comme on l’a vu, les « mauvaises bactéries » ont besoin d’un pH plus alcalin que celui que l’on trouve dans un vagin sain. La flore va donc maintenir le terrain toujours acide grâce à l’acide lactique produit par l’absorption et la transformation des sucres présents dans le milieu (Très important pour la suite !)

Action anto-oxydante : elle produit du peroxyde d’hydrogène (H2O2), une substance permettant de détruire certaines bactéries dangereuses.

Création d’un Biofilm protecteur : Les lactobacilles vont adhérer à la muqueuse vaginale pour la protéger.
Actions antibiotique (lutte contre les bactéries), anti-mycosique (anti-champignon) et antiviral (lutte contre les virus).
La composition de la flore va varier d’une femme à l’autre et d’un moment à l’autre, ce qui nous rend inégales et/ou ‘inconstante’ quant à notre capacité à nous protéger.

Vous pouvez avoir un déséquilibre de l’écosystème vaginal avec une flore lactobacillaire quantitativement normale mais qualitativement inefficace (un score de Nugent intermédiaire). Votre médecin vous en fera l’interprétation après examen.

« La plupart du temps, il ne provoque pas de troubles. Toutefois, sur les 25 % de femmes porteuses de ce champignon, 75 % d’entre elles feront au moins un épisode de mycose vaginale dans leur vie. Pourquoi ? L’origine de cette mycose est complexe. Pour un tiers des femmes, la contamination est externe, par contact sexuel ou avec un objet infecté. Mais pour les deux-tiers restants, elle est spontanée et résulte d’une modification de l’équilibre naturel qui prévaut la plupart du temps. »

Doctorissimo

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Qu’est ce qui déséquilibre la flore ?

Facteurs Hormonaux

Les variations normales du taux de sécrétion d’oestrogènes durant notre vie de femme, peuvent dans certains cas, être un facteur du déséquilibre de notre écosystème vaginal.

Ainsi, il est possible de voir des troubles apparaitre lorsque celui-ci varie comme par exemple :

imgres-2Durant la grossesse CAR : il peut y avoir altération de de sécrétion glycogénique (le sucre ! or on l’a vu, les levures se nourrissent de sucre !). Par ailleurs, la grossesse modifie la flore vaginale avec diminution, voire dans certains cas, la disparition complète des lactobacilles.

Pendant ou avant les règles CAR : l’acidité du milieu vaginal diminue et le pH vaginal augmente pour avoisiner le 6.

Avec la prise de contraceptifs ou durant la ménopause et la puberté qui sont des moments de grands chamboulements !!!

Si ça vous arrive, c’est donc désagréable, mais Normal !

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Facteurs Externes 

Facteurs Externes Iatrogènes (dus à une intervention médicale. Si, si allez, on se culture) constituants un dérèglement de la grosse Berta :

– Certains Médicaments : comme les antibiotiques à large spectres CAR:  ils tuent les bactéries supposées nous protéger et c’est la fête aux champignons !

imgres-7– Des anti-inflamatoires comme les corticoïdes CAR ils font baisser l’immunité

– Ou encore comme on l’a dit précédemment certaines contraceptions par voie orales qui peuvent assécher les muqueuses. Si c’est votre cas, vous pouvez utilisez des gels lubrifiants.

– L’utilisation agressive dantiseptiques qui vont modifier le pH et tuer les « bonnes » bactéries nécessaires.

– La radiothérapie évidement.

– Et enfin parfois, à la suite à d’interventions chirurgicales qui nécessitent à la fois des antibiotiques, des inflammatoires, des antiseptique…bon, là, je ne vous fais pas un dessin.

Facteurs physiques externes

Mycose et sexualité

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Certaines habitudes sexuelles : Attention à l’hygiène des deux partenaires évidement, aux pratiques vagino-anales (dans ce sens là, ça va) et aux expériences culinaires horizontales (la pénétration vaginale par objet non identifié -et surtout de provenance indéterminée-, comestible ou pas, n’est pas recommandée lorsqu’on est sujette aux infections).

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– Par ailleurs, la sexualité peut être en cause, non seulement par transmission de germes mais aussi par action mécanique ou chimique (ex: contact avec le sperme très alcalin pH, autour de 7). On constate dans les relations qui se formalisent, un phénomène d’adaptation au partenaire, qui peut durer plus ou moins longtemps. Donc ne perdez pas espoir !

– Des rapports sexuels mal lubrifiés peuvent irriter et fragiliser le vagin (petits soucis d’assèchement des muqueuses et/ou avec des préliminaires trop courtes par exemples.) (voire contraception)

– Des rapports intermittents : avoir un partenaire occasionnel va souvent avec une activité sexuelle intermittente et intense. Les irritations qui peuvent en découler sont sources de fragilités.

Mycoses et gestes de tous les jours

Certains gestes du quotidien peuvent venir troubler l’équilibre de notre jardin d’Eden comme par exemple:

– Une mauvaise hygiène intime : attention je ne parle pas nécessairement de manque d’hygiène, au contraire. Comme je l’ai dit plus haut, bien souvent le problème vient d’un excès d’hygiène et/ou d’un savon trop agressif. Il ne faut pas se laver plus de 2 fois par jour. Pas de savon agressifs et attention aux savons faits-exprès-super-intimes qui sont souvent parfumés et/ou agressifs. Très important également PAS de douche vaginale !

– Un échange malencontreux entre les bactéries situées autours de l’anus et celles du vagins peut entrainer non pas une mycose mais une infection bactérienne. Cela peut être causé par une contamination accidentelle durant un épisode de diarrhée CAR les selles étants fluides elles vont plus facilement contaminer la flore vaginale. Mais ça peut arriver également tout simplement dans le cas où la personne s’essuie de l’arrière vers l’avant. Jamais, mesdames, Jamais ! Toujours de l’avant vers l’arrière !

– L’utilisation de spermicides, de diaphragmes, de dispositifs intra-utérins augmentent le pH vaginal. Parfois les tampons peuvent également constituer des facteurs aggravants.

– Des agents comme le Stress, la fatigue ou le tabac, qui sont des immunosuppresseurs, peuvent modifier la flore.

– Certains vêtements trop serrés vont augmenter les risques de macérations. Eviter donc les pantalons trop ajustés, notamment les jeans qui sont souvent serrés et épais.

– Certains sports comme l’équitation et le vélo suscitent la transpiration et la macération également. Prendre des précautions.

imgres-1– La fréquentation de piscines chloré, de Jacuzzi chauffés (à mon grand damne!) CAR le chlore est agressif. Sans parler du fait que ce sont des lieux remplis d’agents pathogènes.

– Les maillots de bain mouillés que l’on garde après la baignade constituent un foyer de macérations très propices aux champignons.

– Les fortes augmentations de températures CAR la transpiration augmente aussi et avec elle, la macération

– Par conséquent – et je le regrette – la fréquentation de lieux comme les Bains turcs et hammams, qui cumulent chaleur et humidité donc champignons, bactéries et tout le toutim !

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Facteurs pathologiques

Certaines maladies sont des terrains parfaits pour la prolifération des levures comme dans le cas :

– du diabète qui présente une altération majeure du taux de sucre dans l’organisme

images-10– des problèmes d’immunodéficiences (comme le Lupus) qui comme le nom l’indique diminue ou altère les défenses et par ailleurs, peut presenter certains anti-anticorps spécifiques qui augmentent le phénomène d’assèchement.

-ou enfin des problèmes de thyroïde.

Facteurs psychologiques

Je n’ai rencontré aucun médecin qui ait mentionné cet aspect. Des Psychothérapeutes, acuponcteurs et homéopathes, en revanche si !

Je me permets donc d’ajouter à cette longue liste de facteurs perturbants de l’organisme : la tête.

Il arrive que le corps réponde à des états, des pensées, des sentiments, des sensations auxquelles nous n’avons parfois même pas accès. C’est la base de ce que l’on appelle la psychosomatique.

Attention ! On confond bien souvent psychosomatique et psychologique or ce sont deux choses très différents.

Le psychologique est dans la tête et n’a pas de manifestation physique réelle. En revanche lorsque l’on parle d’un problème psychosomatique, cela implique qu’il est né dans le l’univers psychique avant de se matérialiser dans le corps (somatique). Une fois le symptôme existant, il est bien réel et il faut le traiter.

On peut tout de même se poser la question : Qu’est ce que le corps (dans ce cas précis, le vagin) exprime ?

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 Diagnostique

Comment savoir si  j’ai une mycose ?

Si vous sentez un inconfort il faut consulter un gynécologue. Les symptômes de la vaginites peuvent être confondus avec d’autres infections. Seul un examen et un frotti vous assurera un diagnostique fiable.

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Symptômes de la vaginite à levure

On peut sentir des démangeaisons de la vulve et de l’entrée du vagin.

On peut avoir des pertes blanches  inodorantes, épaisses et crémeuses, désagréables ou pas.

Présence de Muguet Vaginal sous la forme d’un dépôt blanchâtre sur la peau.

Brûlures vaginales pendant les mictions

Rapports sexuels de plus en plus douloureux

Vulve rouge vif et gonflée.

Attention ! La mycose vaginale doit être différenciée de la vaginose bactérienne car ces deux infections diffèrent par leur traitement. Les symptômes sont les mêmes mais s’opposent sur deux points. 1 –Dans la vaginose, les pertes blanches peuvent être malodorantes. 2 -Les douleurs lors des rapports sont moindres par rapport à la mycose.

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 Traitement

imgres-8Médicalement parlant, il existe deux moyens de traiter une mycose vaginale. Néanmoins, cela ne suffit pas. Le traitement doit être accompagné d’un certain nombre de gestes quotidiens et de modifications de quelques habitudes. Ainsi tous ce qui est décrit dans la partie « prévention et guérison » devra être suivi pendant le traitement. Pour les femmes sujettes aux mycoses à répétition, ces habitudes (qui n’on rien de terrible !) devraient être suivies avec régularité.

Voici les traitements existants qui vous seront prescrits par votre MEDECIN:

Traitements allopathiques

Un traitement systémique avec la prise de capsules ou de comprimés à prendre oralement. En passant par le flux sanguin, le médicament antifongique atteint les muqueuses où il détruit les champignons ;

DE PLUS, il faut savoir que les candidas Albicans sont présents également dans nos intestins et font partie de la flore dite « normale ». Il es possible qu’une prolifération excessive de ces levures au niveau intestinal déclenche une mycose vaginale par auto-contamination. C’est souvent ce qui se passe dans le cas des mycoses récidivantes. En effet, la femme traite la mycose vaginale avec un traitement local et la récidive vient du fait que les levures restent présentent dans les intestins et le cercle vicieux continue…

Au-delà du traitement systémique par des molécules comme le fluconazol, il existe des traitements naturels, par voix orale également, qui permettent de reconstituer une flore intestinale saine.

Demandez conseil à votre médecin.

Plus généralement, un traitement local par des ovules vaginaux à introduire principalement le soir, y compris durant les règles. Il existe aujourd’hui des traitements monodoses, une seule ovule, ou de courte durée (3 jours), très efficaces. Votre médecin vous prescrira aussi une crème ou une lotion à appliquer sur la peau et les muqueuses externes.

Traitements naturels

homéopathie & médecines douces ou alternatives

acuponcture, naturopatie,…consultez des professionnels compétants

remèdes de grand-mère qui marchent

• Bains au bicarbonate de sodium : le bicarbonate de sodium est un produit alcalin que vous trouvez en Pharmacie ou au supermarché, rayon pâtisserie. Il peut servir à réduire l’acidité au niveau vulvaire et par conséquent, vous soulager. En cas de mycose vous pouvez donc diluer un cuillerée à soupe de bicarbonate de sodium dans une bassine d’eau et faire votre toilette intime (externe!) avec. Ceci n’est pas un traitement suffisant pour vaincre la mycose. Il doit être fait en appoint de votre traitement antifongique et ne doit être utilisé qu’en cas de mycose. Vous pouvez répéter l’opération sans pas dépasser 3 à 5 jours.

• le bain dérivatif (cf article dans ce blog) n’agit pas directement sur la mycose. Toutefois c’est un procédé qui permet un nettoyage en profondeur et une réorganisation de l’organisme, ce qui, dans le cas d’une infection bactérienne ou fongique, peut s’avérer utile !

L’extrait de pépin de pamplemousse est très réputé. Je me permet donc de le placer dans « ce qui marche » MAIS il existe des interactions médicamenteuses à éviter donc renseignez vous avec de l’utiliser

(plus de détails : http://www.alternativesante.fr/pepin-de-pamplemousse/la-verite-sur-le-pepin-de-pamplemousse)

– remèdes de grand-mère « on a des doutes »

application de yaourt en externe est très à la mode également mais il existe des avis scientifiques et logiques contre. Je vous laisse vous faire votre opinion en cliquant sur le lien.

L’ail est un antibiotique naturel puissant. Il est donc recommandé par certains professionnels de la « santé alternative » d’introduire une gousse d’ail dans le vagin en cas d’infection bactérienne. Je n’ai pas essayé mais je connais des femmes chez qui l’ail a créé une inflammation. J’ai donc des doutes.
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Prévention et Guérison

Alimentation

images-9Sucre : On l’a vu, le Candida albican est une levure et par conséquent se nourrit de sucres ! Il faut donc évidement cesser de lui en donner. Or il n’est pas rare d’en avoir envie plus qu’à l’habitude. C’est normal. Si vous avez un mycose, elle consomme beaucoup de sucres et va en réclamer. Il faut lui résister !

– Eviter les produit à levures, (pain blanc, gluten en générale, levure de bière) et les laitages qui sont acidifiants.


Vêtements

– Éviter les vêtements trop serrés à l’entrejambe qui risquent de favoriser la macération. Le jean par images-8exemple est souvent très serré et très chaud.

– N’utiliser que des sous vêtements (et des pantalons – au moins pendant les crises) 100% coton

– Ne gardez pas votre maillot mouillé. Ce sont les pires conditions: maillot mouillé, chaleur, macération….

Hygiène de la femme

Ne pas TROP se laver. On a tendance à se sentir sale à cause des pertes dues à la mycose, mais c’est une grave erreur que de se laver trop et avec des produits agressifs ! Lavez votre vulve doucement, une fois par jour. Ne pas frotter ou laver vigoureusement et éviter d’utiliser une éponge. Je le répète, trop de nettoyage peut aggraver les symptômes.

images-7– Choisir un savon NEUTRE. Le plus neutre possible et non parfumé. Et en cas de mycose avérée, préférez un savon intime traitant. Par exemple le Mycolea de Rogé Cavaillès est efficace. A utilisez pour la toilette intime, laissez 1minute avant de rincer. VOus pouvez l’utiliser également si vous avez des début de symptômes, dans certains cas il peut enrayer l’infection. (Je ne touche pas royalties sur les produits Cavaillès, je vous donne juste un tuyau.)

– Pas de douche vaginale ! Ne mettez jamais le pommeau de douche directement sur l’entrée de votre vagin.

Pas de lingettes. Elles contiennent des produits agressifs. Je le répète, vous n’êtes pas sale. Essuyez vous normalement.

– Évitez les serviettes hygiéniques en permanence en dehors des cycles. Elles retiennes la chaleur et favorise la macération. Si vous avez des pertes qui vous dérangent, il est préférable de changer de culotte que de porter des serviettes.

– Prendre une douche est mieux qu’un bain.

– Ne mettez pas vos sous-vêtements avant que votre vulve ne soit complètement au sec. Séchez délicatement la peau avec une serviette douce. Un sèche-cheveux peut être utile pour sécher correctement. Assurez-vous qu’il est cool et tenue à l’écart de la peau.

Hygiène de l’homme

– Si vous êtes sujettes aux dérèglements de la flore, votre partenaire devra être d’autant plus prudent. MAIS attention, pas d’hygiène excessive pour monsieur non plus ! L’obsession sanitaire et les agents lavants agressifs risquent de provoquer un déséquilibre, des irritations ou des fissures qui laisseraient places à des symptômes.

Laisser couler de l’eau savonneuse sur pénis décalotté suffit, selon le docteur Benattar.

Flore vaginale Locale

– Il existe de la flore vaginale en application locale – sans ordonnance- afin de vous aider à reconstruire un environnement solide. Vous pouvez demander conseil à votre médecin.

(il en existe aussi par voie orale, mais ça a fait beaucoup beaucoup beaucoup rire les médecins que j’ai vu, donc je n’en parlerai pas plus ici!)

– Il existe également des tampons à la flore vaginale de chez Saforelle. (cf: l’article sur les protections hygiéniques)

Ils en recommandent l’utilisation -exclusivement pendant les cycles- sur trois cycles consécutifs afin d’aider à restaurer la flore vaginale. Il en existe avec et sans applicateur. Les tampons sans applicateurs sont rêches. En revanche, ceux qui ont un applicateurs sont très agréables mais peu « contenants » et dans tous les cas, le prix est exorbitant. Je n’en fait pas vraiment la publicité, dans le sens où je ne suis pas absolument convaincue. Mais je voulais vous informer de leur existence. Vous pouvez ainsi en parler avec votre médecin.

Lessive

– En temps de crise il faut TOUT laver à chaud !!! : tous les sous-vêtements  et vêtements concernés, les serviettes de toilettes, les draps si vous dormez nue….

– Si vous êtes très sensible valorisez une lessive hypoallergénique.

Sexualité

-Pendant les crises la pénétration est compromise car très douloureuse. Pour celles qui sont sujettes à des mycoses à répétitions, ne perdrez pas espoir, on a plein d’autres alternatives…d’autres articles arrivent !

– Si toutefois vous avez des rapports, protégez vous, protégez-le..et votre partenaire devra se traiter également.

ATTENTION : Les hommes peuvent être porteurs sans développer de symptôme. Oui, je sais, c’est injuste. Si vous avez eu des échanges, il devra donc se traiter même s’il n’a aucun signe apparent.

– Si vous êtes sujettes aux infections, faites bien attention aux migrations de la flore intestinale/anale vers le pubis. Chacun chez soi. Ces échanges ont parfois lieu dans l’enthousiasme de caresses et de stimulations avant ou pendant l’acte sexuel.

Les mains ! Les hommes (et parfois les femmes) n’ont pas toujours conscience de ce que représente la pénétration vaginale et notamment lorsqu’elle est manuelle. Or on l’a vu, l’équilibre est subtil sinon fragile. Donc même s’il est parfois contraignant de s’arrêter dans un élan spontané en arrivant à la maison (et par conséquent en sortant du métro, du bar, des toilettes publiques…), le fait est, qu’il faut se laver les mains avant de les introduire dans un vagin, que ce soit le votre ou celui d’une autre. Encore une fois à fortiori si vous êtes sujettes aux récidives.

Pendant les cycles

Penser à changer votre protection fréquemment.

Traitements croisés

Si vous avez une infection vaginale bactérienne et que vous êtes sujette aux mycoses, attention aux antibiotiques! Il est normal que le médecin vous en prescrive mais il faudra préparer le terrain.

En effet, on l’a vu les antibiotiques favorisent la mycose.

Il existe des solutions.Vous pouvez essayer la flore vaginale en interne ou directement un traitement antifongique complémentaire selon votre historique. Parlez-en avec votre médecin.

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Sophie Padostaud

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Une réflexion sur “Mycoses et Flore vaginale

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